DJIBOUTI 3 : douce FRANCE, cher pays de mon enfance
Lors des derniers jours à Djibouti, avant la décision de l'ambassadeur, j'avais bien senti que ma place était désormais dans mon pays d’origine.
Mais à Djibouti, les longues après-midis sans élèves de nos emplois du temps d'expatriés m'ont donné l'occasion de commencer à me décharger de ce qui était devenu un fardeau intérieur.
Avoir maintenant, soudainement, des journée entières pour me consacrer à ce travail passionnant autant que minutieutissime n'était pas du luxe, j'allais rapidement m'en rendre compte...
(et comprendre qu'il me faudrait reprendre tout ce qui avait été fait à Djibouti)
- mais cela n'arrivait pas à effacer la tristesse liée à mon départ et à tout ce que j'avais laissé là-bas.
Dès le samedi suivant mon retour, le 22 novembre, grâce à l'intercession de mon amie Tanya, j'étais admis à une formation en "homéopathie familiale" menée par des collègues et amis de mon père dont j'avais entendu parler depuis des années... et que je découvrais enfin.
Ma tristesse a commencé à se changer en sereine acceptation : cette nouvelle dynamique dans ma vie était une confirmation que ma place se trouvait bien en France maintenant.
Mais ce sont les évènements autour du retour de mon père chez lui début décembre pour un examen de santé devant initialement décider du choix d'une thérapie lourde, qui confirmèrent que ma promesse d'être présent auprès de lui avait vraiment toutes les raisons d'avoir été entendue par la Vie.
Outre l'aide à la gestion d'imprévus matériels dans sa maison (inondation du sous-sol, disjonction en pleine nuit du nouveau compteur Linky placé le long de la route...),
c'est surtout l'accompagnement vers un retour à la santé qui fut central.
Déjà en lui suggérant de se reprogrammer positivement suite à la sortie le 8 septembre de son livre Le médecin, le médium et Merlin, vécue comme une fin (ce que m'a très justement fait remarquer mon amie Christine de Mexico) alors que c'était un nouveau commencement.
Ensuite et surtout en lui permettant de concrétiser son désir d'un traitement alternatif suite au report inattendu et fort bien accueilli à fin janvier de la décision d'une éventuelle thérapie conventionnelle lourde, et à la prescription d'examens complémentaires.
Il avait hésité jusque-là à faire la chélation qui m'avait fait tant de bien l'an passé
(https://therapiesalternativesmesexperiences.blogspot.com/2025/06/se-liberer-dse-metaux-lourds.html).
Voilà qu'il avait près de deux mois devant lui pour tenter d'éviter un processus long et violent.
Il s'est alors décidé à entamer cette chélation à base de vitamine C à haute dose et d'EDTA.
J'avais les produits, le protocole et mon expérience pour éventuellement l'épauler.
En trois jours, ce fut SPECTACULAIRE !
Redressement corporel, meilleure clarté mentale, multiplication par deux du nombre de pas lors de ses balades quotidiennes !
"Quand je t'ai retrouvé lundi, j'ai accueilli un petit vieux en fin de vie ; quand je t'ai déposé en gare le samedi, j'ai laissé au train un jeune retraité avec la vie devant lui !" lui ai-je écrit, alors qu'il allait poursuivre la chélation durant trois jours la semaine suivante.
Résultats : les nouvelles analyses ont conclu à la disparition de la pathologie décelée en octobre, tout traitement conventionnel a été annulé et remplacé par un simple suivi.
SPECTACULAIRE !
Je me suis béni d'avoir été présent lors de ces jours cruciaux de début décembre,
et j'ai béni la Vie de m'avoir permis d'être alors auprès de mon père.
La semaine suivante, l'AEFE a validé la fin de mon contrat avec effet au 31 décembre (initialement) : on ne revient pas sur une décision du patron, qui est maître en son domaine (= les Français sous sa responsabilité).
Ouf : même si présenter ma défense était impératif pour moi face à l'avalanche de tartufferies dans mon dossier d'accusation, je me doutais bien que ma pauvre sincérité (reconnaissance de ce qui est vrai, mise en lumière de ce qui est faux) n'aurait que bien peu de poids au sein de l'Institution...
Et, dans le fonds, je n'avais pas vraiment désir que ma missive de quatorze pages change quoi que ce soit, sauf pour le travail avec mes élèves et mes collègues que j'aurais aimé pouvoir poursuivre -
mais aujourd'hui, plutôt que de m'attrister, je me réjouis de ce que nous avons vécu et j’ai confiance que tous, nous continuons nos chemins au plus juste.
Le seul hic, c'était ce retour devant d'autres élèves (dans l'académie d'Aix-Marseille) prévu début janvier : malgré mes nouvelles journées entièrement dédiées à la cure d'amaigrissement de mon ouvrage, je serais loin du compte alors... et je risquais de me trainer ce boulet des mois, voire des années encore...
Mais coup de théâtre :
le 17 décembre (journée anniversaire de soutenance de ma thèse sur Delsarte), je reçois un courriel de l'AEFE m'annonçant qu'on prolongeait mon salaire jusqu'au 10 mars 2026, ma réintégration dans l'Education nationale n'étant programmée pour raison administrative que pour le 11 mars !
En clair, comme mes amis universitaires pouvant prendre une année sabbatique rémunérée pour un projet d'écriture, j'ai été payé pour finir mon bouquin (certes, quatre mois et non un an, mais c'est déjà un privilège exorbitant).
De fait, le 10 mars à Sisteron, à l'occasion de la pause de midi sur la route de Mallemort où j'allais prendre mon poste le lendemain, je faisais la dernière correction à la conclusion de mon manuscrit (qui demande maintenant un travail technique qui se fera en son temps).
Au milieu de tout cela, j'ai été surpris de me retrouver comme un poisson dans l'eau à Grenoble durant quatre mois.
Sans cesse, j'étais émerveillé par la splendide beauté des montagnes qui environnent la ville.
Depuis l'appartement de mon père ou dans le grand parc urbain où il se trouve, j'oubliais le côté "quartier de reconquête républicaine" qui reste une lourde réalité de la Villeneuve, et me laissais relier à tout ce qui fait la vie, où que l'on se trouve.
Et je le savais depuis toujours : ce quartier est mon quartier, celui de ma jeunesse, et je l'aime.
Notre quartier n'a pas dit son dernier mot, malgré ceux qui ont parlé de la défaite des voisins...
Adolescent, je crois que je devais regarder mes pieds.
J'ai maintenant le regard qui aime le ciel et les vastes étendues.
Lors de mes marches quotidiennes, me revenait comme un refrain ce passage d'un psaume :
"Je lève les yeux vers les montagnes, d'où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre !"
Je laisse la parole à nos montagnes grenobloises !





















































































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