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(brouillon) DJIBOUTI 3 : douce FRANCE, cher pays de mon enfance

Il y a quelques années, entre mes études doctorales puis postdoctorales sur deux continents et mes boulots à l'étranger, j'avais promis à mon père que si un jour il avait besoin de moi, je serais là. Ces vacances de la Toussaint 2025, mon père m'a partagé un souci de santé   aussi soudain que majeur. Deux semaines après ces vacances, j'atterrissais donc en France : il semblerait que la Vie avait pris au sérieux ma promesse...  Lors des derniers jours à Djibouti,  avant la décision de l'ambassadeur, j'avais senti que ma place était en France désormais, et je ne me suis caché ni auprès de la proviseure du LFD, ni auprès de l'ambassade pas plus que de mes trois proches collègues, qu'un retour en France aurait pour moi le sens d'être auprès de mon père dans ce moment difficile. Dès le lendemain de mon arrivée, le 18 novembre, j'ai repris le travail de moine commencé la première semaine de ma prise de fonction à Djibouti : réduire de moitié mon procha...

(brouillon) DJIBOUTI 2 : côté face

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La découverte du pays fut géniale, même si parfois complexe Avec mon vélo acheté au mari d'une militaire de la base française, j'allais volontiers faire mes courses et manger un bout au Marché Ryad, où quasiment aucun étranger ne s'aventure ("t'as pas des problèmes de digestion après ?" "Beurk, les mouches", etc. etc.). Ce furent mes meilleures rencontres, hormis celle d'un photographe et toutes celles de mon périple final (la veille de mon départ) vers le Lac Assal (le troisième point le plus bas de la Terre, où l'eau est plus salée encore que la Mer morte). Des conversations riches et simples, des "bienvenue" répétés.  Beaucoup de femmes voilées de la tête aux pieds, avec gants et chaussures fermées svp... À certaines faisant la manche, jr lançais parfois un "Vous n’avez pas chaud ?" " Ah oui, il fait chaud !" me répondait-on (c’est sûr, à 35-40 °C...). "Eh bien découvrez-vous un peu..." : je préférai...

DJIBOUTI 1 : côté pile

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  Un jour de novembre, à la sortie des cours au Lycée français de Djibouti (LFD),  il  a suffi, une fois mes élèves sortis, de m'approcher avec douceur de ce petit oiseau étourdi dont on nous avait demandé de nous éloigner  et de lui parler doucement : il a accepté de monter dans mes mains et de se laisser réconforter, puis il a repris son envol et sa liberté. (photo : ma collègue Marjolaine) Les prénoms mentionnées dans cet article ont été modifiés afin que personne ne puisse être inquiété, mon expérience djiboutienne m'ayant montré qu'avec les services secrets locaux et les informaticiens de l'ambassade de France, tout est susceptible d'être vu et retenu contre vous... ou les autres... Enfin un contrat en bonne et due forme avec l'Agence pour l'Enseignement Français (et non "du Français" comme je l'ai cru jusqu'en novembre...) à l' É tranger (AEFE) : le 9 mars 2025 (la veille de la sortie d'hôpital de mon ami Saleem, alors que j...

BÉNIN : post-scriptum littéraires

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 Je partage ici deux "mélanges littéraires" avec Emmanuel Mahoukpégo Loconon, journaliste indépendant à Cotonou qui est initialement entré en relation avec moi autour de mon voyage en vélo, puis qui a couvert de la meilleure des manières possibles le Global Underscore du 21 juin 2025. Tout début juillet, il est venu m'interviewer à propos de mon périple cycliste (mais, en fait, bien au delà). Et, vers le milieu du mois, il m'a demandé de lui écrire une postface pour    Sous la peau du silence ,  un bel ouvrage qui devrait être édité en 2026 . Voilà donc ces deux textes. Précédés d'un flash écrit et photographique qu'Emmanuel Mahoukpédo a publié sur les réseaux sociaux pendant que je faisais la vaisselle après l'interview (agrémentée d'arachides et d'infusion)... et avant qu'il ne vienne participer à mon dernier stage de danse de l'année à Cotonou ! Photographie@Emmanuel_Mahoukpégo_Loconon INTERVIEW FAITE PAR E. M. LOCONON  Franck Waille, F...